Modes de consommation, effets recherches, effets secondaires, risques et complication…
Le crack et le free base sont deux produits identiques. Ils sont obtenus en diluant du chlorhydrate de cocaïne dans de l’eau, puis en y ajoutant du bicarbonate de soude ou de l’ammoniaque. Le crack est vendu aux usagers sous forme de cailloux. Le free base est fabriqué par l’usager lui-même. Il est disponible en Groset en detail en France et dans toute l’Europe via votre boutique en ligne WhiteOdyssee.
Contrairement à la cocaïne, le crack peut être inhalé et fumé.
Appellations : caillou, galette, cocaïne basée, base, cocaïne fumée, free base, rocks, Roxanne…
DEPISTAGE
Le crack est dépistable :
jusqu’à 24 heures dans le sang
de 2 à 4 jours dans les urines en cas d’usage occasionnel,
10 à 14 jours dans les urines en cas d’usage intensif sur plusieurs mois,
MODES DE CONSOMMATION
- Inhalé : avec une pipe à crack (le plus souvent artisanale) ou avec une pipe à eau aussi appelée « bang ». C’est le mode de consommation le plus utilisé (par près de 99% des usagers).
- Fumé : le crack est placé dans une cigarette ou un joint.
- Sniffé : ce mode de consommation reste rare.
- Injecté : ce mode de consommation reste rare
EFFETS RECHERCHES
L’intensité des effets varie selon chaque personne, le contexte dans lequel elle consomme, la quantité et la qualité de produit consommé.
Le crack est un stimulant qui produit un fort effet énergisant et une sensation de plaisir intense qui disparaît rapidement. Ses effets varient selon le mode de prise, la quantité et la qualité du produit, mais aussi selon la personne qui la consomme et le contexte de consommation.
Il procure :
- une exaltation de l’humeur
- un sentiment de toute-puissance intellectuelle (confiance en soi et impression de lucidité accrue) et physique (grande énergie)
- une indifférence à la fatigue et à la douleur
- une aisance pour communiquer avec les autres
- une stimulation du désir sexuel
Durée des effets :
Inhalé, le crack atteint le cerveau en 5 à 10 secondes et les effets durent 5 à 10 minutes
RISQUES ET COMPLICATIONS
Les risques de la consommation de crack peuvent être différents suivant l’état psychique et physique du consommateur au moment de la prise et en fonction de la quantité et de la durée de la consommation.
Le crack provoque un rétrécissement des vaisseaux sanguins qui entraîne une mauvaise irrigation des tissus. Les organes les plus affectés sont le cœur et le cerveau.
A ces complications s’ajoutent de graves altérations des voies respiratoires liées à l’inhalation des vapeurs, et à l’utilisation de bangs ou pipes à eau artisanaux.
Enfin, les conditions de vie très précaires des usagers de crack associées à la recherche compulsive du produit entraînent également une dégradation importante de leur état de santé général.
Risques cardiovasculaires (à chaque prise, quelle que soit la fréquence de consommation) :
- Élévation de la pression artérielle
- Troubles du rythme cardiaque : battements irréguliers ou très rapides
- Infarctus du myocarde (crise cardiaque)
- Les usages réguliers peuvent provoquer une atteinte durable du muscle cardiaque (cardiomyopathie) et le rétrécissement des vaisseaux sanguins (vasoconstriction) oblige le muscle à pomper davantage et peut entraîner une fatigue cardiaque.
Risques neurologiques :
- Accident vasculaire cérébral (AVC), hémorragie cérébrale, en particulier chez les jeunes (à chaque prise, quelle que soit la fréquence de consommation)
- Convulsions : raideur du corps et contractions saccadées et involontaires des muscles (à chaque prise, quelle que soit la fréquence de consommation)
- Maux de tête parfois violents (usage chronique)
- Diminution de la taille du cerveau qui entraîne des troubles neurologiques (chez les usagers réguliers consommateurs de longue date)
Risques pulmonaires à long terme :
- Crises d’asthme sévères ou aggravation d’un asthme préexistant
- Hypertension artérielle pulmonaire
- Maladies pulmonaires pouvant être mortelles : œdème, hémorragie alvéolaire, bronchioliteoblitérante, pneumonie, pneumothorax (infiltrations d’air dans la plèvre)…
Risques cognitifs :
L’inhalation est le mode de consommation le plus nocif sur le plan cognitif (pour les capacités intellectuelles). Chez les usagers chroniques, ces troubles sont importants :
- Difficultés dans la prise de décision et dans le traitement des informations entraînant des réactions inadaptées, une perte de contrôle
- Troubles de la mémoire de travail (capacité à enregistrer et traiter simultanément des informations)
- Troubles de la mémoire visuelle
- Baisse des capacités intellectuelles
Ils sont réversibles 6 mois à un an après l’arrêt définitif. Mais en cas d’usage précoce, les troubles de la mémoire de travail peuvent être irréversibles.
Risques particuliers liés à l’utilisation de bangs ou pipes à eau artisanaux :
Quand elles sont chauffées, les bouteilles en plastique ou en aluminium utilisées pour fabriquer des bangs artisanaux libèrent des fumées acides et des toxiques spécifiques qui entraînent des symptômes respiratoires gênants et des complications pouvant être graves, voire mortelles :
- toux inhabituelle
- essoufflement aigu
- expectorations de crachats noirâtres (suies)
- bronchite chronique
- douleurs thoraciques
- rejets de sang par la bouche (liées à des hémorragies des alvéoles pulmonaires)
- irritation sévère de la muqueuse respiratoire pouvant provoquer des hémorragies pulmonaires mortelles
- emphysème (maladie des alvéoles pulmonaires qui détruit progressivement les poumons)
- pneumothorax (décollement du poumon)
- cancer du poumon
- tuberculose
L’usage régulier de crack peut également entraîner :
- des troubles psychiatriques (hallucinations, délires, attaques de panique…)
- des dysfonctionnements hormonaux (règles douloureuses ou absence de règles)
- des troubles de l’érection
- une insuffisance rénale
Risques de surdosage
La surdose est une urgence médicale mettant en cause le pronostic vital. Il y a surdose lorsque la quantité inhalée dépasse la limite tolérée par l’organisme ; cette limite varie considérablement d’un usager à l’autre selon les habitudes de consommation.
Les principaux signes du surdosage peuvent être : une accélération du rythme cardiaque, des troubles de la vision, une transpiration excessive, un resserrement des mâchoires, une sensation d’oppression dans la poitrine pouvant entraîner un malaise, des difficultés à se mouvoir ou à s’exprimer, des vomissements.
Interactions :
- Alcool
Le mélange crack-alcool est à éviter car il entraîne la formation de cocaéthylène qui est particulièrement toxique pour le foie. Il augmente également les risques d’overdose, d’infarctus (crise cardiaque) et de mort subite.
- Héroïne et opiacés
Le mélange crack-opiacés entraîne un risque important de surdose. Les effets des deux produits s’atténuent l’un l’autre, ce qui peut pousser à les consommer en quantité trop importante. Un risque de dépression respiratoire existe
DEPENDANCE
La dépendance peut s’installer rapidement. Les effets du crack sont immédiats et plus intenses que ceux de la cocaïne. Ils sont également de plus courte durée, et la phase de descente qui leur succède est plus violente. Le besoin irrépressible de consommer à nouveau (« craving ») est donc puissant et favorise une consommation compulsive qui se manifeste quelques minutes après la prise.
A l’arrêt, l’usager ressent une grande fatigue voire un épuisement, il est anxieux et ne parvient pas à trouver le sommeil. Il se sent fortement déprimé.
Ces effets apparaissent généralement 2 à 4 jours après l’arrêt de la consommation et peuvent durer de 1 à 10 semaines. Cet état peut constituer un obstacle à l’arrêt. Dans ce cas une aide extérieure est nécessaire.
CONSEILS DE REDUCTION DES RISQUES
Toute consommation expose à des risques. Il est toujours préférable de s’abstenir, en tout cas de reporter la consommation, quand on se sent fatigué, stressé, mal ou qu’on éprouve de l’appréhension. Il est également préférable de consommer avec des gens de confiance, dans un contexte rassurant.
- Faire attention aux doses et aux variations de pureté. Les premières fois, prendre une petite quantité de produit.
- Utiliser son propre matériel pour limiter les risques infectieux et les risques de transmissions virales (hépatites C, Sida).
- Éviter de consommer plusieurs produits en même temps. Ne pas consommer avec de l’alcool (toxicité au niveau du foie, risques d’infarctus et de mort subite…).
- Le crack est contre-indiqué pour les personnes ayant des antécédents d’épilepsie, d’hypertension, de troubles psychiatriques, de troubles cardiaques ou d’asthme.
- Boire de l’eau régulièrement pour éviter la déshydratation.
- Éviter de prendre le volant et d’entreprendre une activité à responsabilité.
